Frédéric Martin

Histoires avec ou sans paroles | violon, chant, lira da braccio… de la Renaissance au baroque | Pierre de Ronsard, Jean Sébastien Bach, Georg Philipp Télémann, chants traditionnels

Promenons nous dans les bois du temps où l’on dansait au son du violon, l’instrument choisi au début du 16e siècle en Italie pour porter le mouvement. La danse, alors, était le moyen le plus raffiné mais aussi le plus apte à civiliser la société.

En bande ou seul, le violon en donnant le mouvement, exprime les émotions de l’âme, il fait chanter le coeur. Seul il se promène, à sa fantaisie, sur les chemins de la joie et de la mélancolie, en suggérant par l’harmonie de ses accords et les lignes de sa mélodie tous les accents de l’expression humaine.

Si le violon est avant tout l’instrument du mouvement, la lira da braccio est l’un de ses parents qui acquis son nom et cette fonction particulière d’accompagner la voix, parler ou chanter au tout début de la renaissance en Italie (15e siècle). Il représente en effet l’idée que se faisaient la humanistes de ce temps de la lyre gréco-latine de l’antiquité. Avec ses 7 cordes il symbolise l’harmonie des sphères c’est-à-dire l’accord émanent des 7 planètes qui planant sur elles-mêmes émettent un son harmonieux, imperceptibles part les hommes mais dont la lira da braccio se fait l’écho, permettant la concorde sur la terre.

Si la lira est née en Italie, il semble qu’elle se soit éteinte en France au début du XVIIème siècle.