Bijan et Maryam Chemirani

 »À la base, il y a Djamchid, maître du zarb, percussion persane qui est à l’Iran ce que les tablas sont à l’Inde. Aujourd’hui, les Chemirani, c’est une famille de musiciens, avec deux fils percussionnistes, Bijan et Keyvan, deux filles chanteuses, Maryam et Mardjane. Par leur culture double, franco-iranienne, les Chemirani construisent une musique sans frontières, proche du sixième continent. »

De père à fils, de maître à élève, la tradition se perpétue depuis l’enfance dans la famille Chemirani. De père à fille aussi. Le temps d’un envol, Maryam et ses deux frères dialoguent avec la tradition persane dont ils sont issus, et celles côtoyées lors de leurs pérégrinations musicales. Dévoilant à l’auditoire les possibilités infinies des percussions persanes, Keyvan et Bijan composent et développent des formes modernes où l’accent est mis sur les polyrythmies et sur la multiplicité des sons. Forcément modales, évidemment expérimentales, naturellement folk, les chansons et la voix de Maryam s’y entremêlent et expriment une envie permanente de rencontre et de partage ainsi qu’un sens évident de la narration et de la poésie. Et Maryam dira : le son du saz de Bijan et ses boucles sont uniques, ils m’ont toujours ouvert l’inspiration et donné envie de chanter ; dès qu’il joue, pour moi, un voyage commence…

https://www.youtube.com/watch?v=yKTQTXL4wPk

Maryam CHEMIRANI
Maryam a baigné dans la musique depuis la petite enfance ; dans la maison familiale venaient jouer de grands musiciens. Elle s’est initiée au Radif (répertoire de la musique classique traditionnelle persane) avec Hossein Omoumi, maître de Ney et de chant. Des rencontres en Inde et au Bengladesh lui ont permis d’élargir ses connaissances dans la musique modale. Ella a travaillé la musique médiévale avec Henri Agnel, en particulier le répertoire des Cantigas de Santa Maria ; avec son père Dlamchid et ses deux frères, Bijan et Keyvan, des poésies persanes sur des compositions familiales et des airs traditionnels. Elle a aussi chanté avec sa sœur Mardjane dans le trio vocal de swing italien des années trente, Delizioso, projet initié par Catherine Catella. Elle a pris part à La Kumpania et au Trio de Jean-Marc Zelwer. Elle participe régulièrement à divers projets et enregistrements familiaux : Oneïra (albums Si la Mar et Tâme Yâd) ; Battements au cœur de l’Orient ; Avaz et deux albums à venir…)

Bijan CHEMIRANI
Prolongeant une illustre saga familiale, Bijan Chemirani s’est initié au maniement délicat de l’ancestral zarb iranien grâce à son père Djamchid, véritable institution et dépositaire de la tradition orale de la musique persane, et à son frère Keyvan, avec lesquels il forme le prestigieux Trio Chemirani. Né en France, le benjamin de la famille a gagné au fil des ans ses galons de maître du tombak – l’autre nom du zarb – avant de renouveler les terrains de jeu des percussions persanes en portant ses polyrythmies au cœur des répertoires méditerranéens.
Au gré de ses multiples compagnonnages avec Ross Daly, Socrates Sinopoulos, Renaud Garcia Fons, Stelios Petrakis, Juan Carmona, Amina Alaoui (…) et dans les collectifs Oneira ou Fora Bandit, il a su enrichir son univers musical en apprivoisant les résonances du bendir et du riqq mais aussi les mélodies raffinées des instruments à cordes patrimoniaux tels que le târ, le saz ou le kamânche. Et sa curiosité insatiable décuplée par une indéniable ouverture sur le monde l’ont propulsé bien plus loin, dans des aventures éclectiques auprès du violoncelliste Jean Guihen Queyras, du jazzman américain Chico Freeman, du guitariste rock Serge Teyssot-Gay et même de la pop-star anglaise Sting. Un cheminement hors norme pour un artiste façonné par les explorations rythmiques et les itinérances poétiques.
http://bijanchemirani.com